|
|
environnement du marche La République
centrafricaine est un pays enclavé, situé au centre de l'Afrique. Elle a
une superficie de 623.000 km2 et est à peine peuplée de 3 millions
d'habitants. Il
n’existe que deux voies lui permettant les échanges entre ses voisins et le
monde : ·
la voie trans-équatoriale Bangui / Pointe-Noire
par le fleuve avec rupture de charge à Brazzaville, ·
la voie de surface Bangui / Douala
Sur le plan administratif, le pays est divisé en 7 régions (dont la
capitale Bangui), 16 préfectures, 66 sous-préfectures, 175 communes et 8800
villages et quartiers.
Le Centrafrique est l'un des rares pays à disposer d'une langue
nationale : le Sango. Ce dernier a peu à peu supplanté toutes les
langues vernaculaires pour devenir la langue maternelle de la plupart des
centrafricains.
La libération des échanges, la mondialisation des marchés et
la globalisation des économies, stratégie
à laquelle il a adhéré, risque de le confronter à une constante détérioration
des termes de l’échange et
fragiliser les efforts de redressement entrepris pour sa croissance durable. Classé parmi les pays
les moins avancés, il connaît des
déséquilibres macro-économiques fondamentaux qui ont mis en péril la
croissance économique, et réduit le niveau de vie de sa population. Le
marché centrafricain se caractérise
donc par une faible densité de la population au KM2 et un pouvoir d’achat très
réduit. Cette
situation a été encore aggravée par la dégradation de la production
agricole, la chute des prix des
principaux produits d’exportations sur le marché mondial et les soubresauts
militaro- politiques de 1996 et 1997, qui ont détruit la quasi-totalité des
infrastructures industrielles du pays, pénalisant ainsi les recettes budgétaires
de l’état et annihilant les efforts consentis jusque là pour la relance économique
avec l’appui de FMI. Malgré les difficultés
rencontrées au cours de l’exécution des différents programmes avec les
institutions de Brettons Woods, le gouvernement a accompli
des progrès notables dans le domaine des finances publiques et dans une
moindre mesure dans les réformes structurelles. Ces réformes ainsi entreprises
ont permis le retour d’une croissance positive du produit intérieur brut,
l’assainissement du système financier, l’amélioration partielle du taux de
prélèvement fiscal et de la gestion des finances publiques ainsi que la libéralisation
progressive de l’économie. Entre
autre, un plan national de lutte contre la pauvreté a été initié par le
gouvernement depuis avril 1999, et est en cours d’expérimentation dans trois
préfectures pilotes et trois arrondissements pilotes de Bangui sous la
coordination du PNUD. La république
centrafricaine est un territoire encore vierge où tout est à construire, par
conséquent plein d’avenir. IDENTIFICATION ET DESCRIPTION DES PRODUITS
Dans notre étude, nous avons classé six groupes, les
produits qui alimentent les circuits de distribution du marché centrafricain A
- Les produits locaux
On entend ici par « produits locaux »,
les produits vivriers, notamment, les légumes, les fruits, les graines, les
condiments, les épices et les tubercules ; les produits d’élevage,
notamment, la viande de bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, y compris
les œufs ; les produits de la forêt, chasse et pêche, notamment :
les produits de cueillette, bois de feu, gibier, viande boucanée, miel,
poissons frais, séchés ou salés. B
– Les produits des manufactures centrafricaines
Rares sont les produits catégorisés sous cette
rubrique, et qui sont fabriqués par l’industrie locale. On notera, la bière
et les boissons gazeuses de la Brasserie MOCAF, l’huile de palme
en vrac de BOSSONGO, l’huile de table et les savons de ménage
de HUSACA, le café torréfié de CAFE STAR, les cigarettes
de la SOCACIG et le sucre de SOGESCA.
On notera également les produits centrafricains, les
matériaux de construction tels que : chevrons, planches,
briques, gravier, sable, latérite et les produits culturels et de
l’artisanat C
– Les produits d’appoint de premières nécessités La
majorité de ces produits sont d’importation : la Farine de froment,
les huiles alimentaires, riz, sel de cuisine, sardines, lait concentré sucré,
lait en poudre, lait liquide, margarine, allumettes, bonbons, biscuits, etc. D
– Les produits d’importation
On identifie sous cette rubrique les
produits ci-dessous : Lampe à pétrole, verre de rechange lampe,
fer à repasser, machines à coudre, réchauds à pétrole ; Machettes,
houes, bêche, sécateur, scie à recéper, pelles, pioche ; Ciseaux, clé
à molette, Equerre, Marteau, Pinces, Rabots, scie, tenaille, tournevis,
truelle, pointes, vis, écrous, boulons ; réfrigérateurs, congélateurs,
ordinateurs, imprimantes, climatiseurs, bicyclettes, pièces détachées ;
Ciment, tôles, faîtières, fer à béton, tuyaux, carreaux, peintures, les
consommables informatiques, papier repro, enveloppes, classeurs, cahiers,
stylos, les produits d’entretiens, produits de beauté, parfumerie, épicerie
non comestibles et autres produits para-pharmaceutiques, etc. On
constate par cette longue liste de marchandise pourquoi la distribution
commerciale fonctionne en sens unique, c’est à dire des producteurs étrangers
aux consommateurs locaux, faute d’une production nationale suffisante. F
- Les produits d’exportation Les
produits d’exportation sont quasi inexistants. En dehors de l’or et le
diamant qui sont des produits dont le commerce est
hautement réglementé, et le coton, le tabac,
le bois dont les stratégies des filières leur confère un caractère de
quasi-monopole, il ne reste que trois produits que nous avons ciblés pour
l’exportation : le café, le piment et la cire d’abeille dont la
production malheureusement est encore très faible. CONTRAINTES LIEES A L’APPROVISIONNEMENT Bien
que la logique ait été de privilégier les manufactures locales en consommant
centrafricain d’abord, la faiblesse des capacités locales de transformation
et les difficultés des entreprises locales à rendre compétitifs leurs
produits face aux produits d’importation, font que la plupart des produits
manufacturés du marché centrafricain viennent de l'extérieur.
La
nécessité d'importer est donc incontournable pour les besoins du marché malgré les handicaps très sérieux influant les coûts,
notamment, un taux d’intérêts et de frais bancaires avoisinant les 25%, une
situation de continentalité du pays occasionnant des délais très longs de
livraison et des coûts de transport élevés,
grevés des ruptures de charges très onéreuses dans les ports
maritimes. Par
contre si des mécanismes permettent de localiser rapidement un produit ou un
fournisseur potentiel étranger, il est plus difficile de localiser un stock de
produits locaux ou son fournisseur. L’achat de ces produits requiert toute une
organisation de campagne. Les difficultés se situent au niveau de la collecte :
marché inorganisé, des grandes distances à parcourir pour ne trouver que des
faibles quantités rendant ainsi les déplacements très onéreux. En outre,
profitant de cette situation, les intermédiaires le plus souvent du secteur
informel, spéculent sur les prix, avec le risque de diminuer l’intérêt de
la filière par un prix prohibitif sur les marchés ciblés. COMPORTEMENT DE LA CONCURRENCE La
plupart des magasins sérieux, ciblent une clientèle occidentale et garde
d’une manière empirique l’achalandage réservé à cette clientèle. La
tendance à l’africanisation des cadres dans le secteur privé, public et les
corps consulaires ainsi que le départ de la majorité des militaires français,
l’expérience du marché africain de Château rouge à Paris recommande une
nouvelle vision de l’assortiment des magasins. La concurrence est très forte dans les produits à forte rotation notamment la farine de froment, le sel, le ciment et le riz. Certains importateurs concurrents sont en même temps transporteurs et jouent sur le prix du transport, pour rendre plus compétitif leur prix sur le marché rendant prohibitif par la même occasion les prix du concurrent. C’est pour cela que nous avons pensé intégrer dans notre circuit de distribution un investissement sur le matériel roulant et un partenariat avec les transporteurs indépendants, en leur confiant l’exclusivité du transport pour réguler la fluctuation des prix en cas de baisse stratégique des concurrents cités ci-dessus.. CANAUX DE DISTRIBUTION 1. Fidélisation
de la Clientèle
Le
circuit de distribution est caractérisé par un désordre qui engendre une
concurrence déloyale permanente
entre les divers intervenants par
rapport aux prix à pratiquer sur le marché.
Pour
lutter contre ce handicap et étendre
notre circuit de distribution sur toute l'étendue du territoire, nous avons opté
pour une politique de « chaîne volontaire ». Cette stratégie
consiste à créer une solidarité entre les
détaillants et le grossiste, pour défendre
leur intérêt, évaluer en commun les besoins du marché et fixer selon la
tendance du marché, les prix applicables solidairement par tous les membres.
Notre rôle en tête de cette chaîne sera aussi de garantir à nos membres une
assistance technique, commerciale et administrative à travers notre agence
commerciale, afin de leur permettre la maîtrise de leur affaire et pouvoir
accroître ainsi leur vente. Ce qui ne pourrait être que bénéfique pour nos
ventes et, la meilleure solution face à ce désordre, de fidéliser notre
clientèle. Nous agirons en conséquence comme une centrale d'achat en
pratiquant uniquement les prix de gros réservés uniquement aux groupements et
commerçants de détaillants. 2. Détermination
des prix La
détermination du prix de chaque produit se basera sur le prix du marché et en
prenant évidemment en compte leur prix plancher. Les marges des divers
intervenants de chaque filière seront analysées et protégées afin garantir
la pérennité de chacun. 3. Les
conditions de ventes Les ventes sont strictement au comptant au niveau
de toutes les succursales. Seule la Direction générale se réserve, dans le
cadre de la chaîne volontaire, le droit d'autoriser
un crédit fournisseur aux membres. Toutefois des dispositions seront prises en
accord, avec les banques et les chambres de commerce, pour la sûreté des créances.
Un contrat liant les deux parties sera obligatoire et des engagements fermes et
cautionnés devront être exigés. L'opération ne pourra être renouvelée que
dans le cas ou le membre adhérent aura honorée sans incidence majeure
les échéances des précédents crédits. 4.
Actions
de la publicité et des médias Sensibilisation
du public et des partenaires pour leur information et leur adhésion à notre
stratégie par des slogans radiophoniques, panneaux
publicitaires, publi-reportage, dépliants. Une étude plus spécifique et détaillée est présenté
pour chaque action. 5. Assistance technique Nous
assurons une assistance technique permanente à travers notre agence commerciale
spécialisée qui interviendra en faveur de nos clients et fournisseur
pour : Les
mettre en rapport avec les personnes ou institutions qui les intéressent en vue
de faciliter ou de faire aboutir, la conclusion des conventions, contrats ou
transactions ; Les accompagner dans les démarches
administratives auprès des Institutions de l’état, dans les négociations de
crédit avec leur Banquier, dans la
recherche de financement, dans les négociations des contrats ; La
plupart de nos partenaires clients ou fournisseurs sont des micro-entreprises ou
des groupements d’intérêts économiques qui n’ont n’ont pas les moyens
de se payer un service administratif efficace. Nous nous sommes donc engager à
mettre à leur disposition un
service efficace de secrétariat
afin de leur assurer : -
une permanence Téléphonique et Fax personnalisés. -
un Service Messagerie -
la Rédaction, Saisie et Édition de leurs Courriers Fax ou factures
EVALUATION GLOBALE DES MARCHES S’identifiant
comme une entreprise à vocation commerciale, nous avons identifié deux marchés
potentiels sur les quels notre entreprise est appelée à agir. Il s’agit du
marché local des produits ci-dessus identifiés et du marché extérieur
alimenté par les produits d’exportation. Globalement ce marché représente
une valeur transactionnelle de ------------ Le
Marché local L’exploitation
de ce marché s’appuie sur les structures des activités suivantes : L’espace
vente au détail et les magasins de proximité. Magasin
de vente au détail, situé en plein centre-ville, il s’adresse au grand
public et plus précisément aux cadres moyens et élites installés au
centre-ville et dans les quartiers environnant du centre-ville estimation
de la population (Lakouanga SICA I).Selon, nos estimations, ce
magasin devra pouvoir générer une moyenne mensuelle de 25.000.000 F de chiffre
d’affaires, ce qui représente un chiffre d’affaires d’environ 300.000.000
F l’an. La
Centrale d’achats Magasin
de gros, héberge l’activité des
ventes tournées vers les entreprises ou organismes implantés dans la ville de
Bangui, les commerçants de détail, les vendeurs ambulants, et les artisans.
estimation des clients potentiels.
On peut estimer pour la ville de Bangui un chiffre d’affaire mensuel de
120.800.000 F soit environ un marché de 1.449.600.000 F par an. L’évolution
de l’affaire prévoit une implantation dans les principales villes de l’arrière
pays, ce qui permettra de doubler à terme le chiffre de Bangui. Le
Marché extérieur Café robusta : La production nationale est estimée à environ
10.000 T. Contrairement aux grands pays producteurs, la production
centrafricaine est totalement vendue à l’exportation à chaque campagne caféière.
Le facteur de risque sur ce produit est l’instabilité des cours qui pénalise
le plus souvent le producteur occasionnant ainsi un désinvestissement dans la
filière. En mettant l’accent sur
la qualité, notre logistique nous permettra tout au début de fixer comme
objectif à l’exportation un tonnage de 600 T représentant une valeur F.O.T.
Bangui de 180.000.000 F en prenant comme
base un cours de référence de US$ 500.00 /TM
Cire
d’abeille : La cire d’origine centrafricaine est l’une
des meilleures qualités du continent. L’apiculture est pratiquée sur toute
l’étendue du territoire mais avec des méthodes traditionnelles. La
production nationale est estimée à environ 200 T et entièrement vendue à
l’exportation. Généralement le marché est très fluide et stable. Notre
capacité de collecte pour le début ne pourra pas excéder
48 T soit trois containers de 16 T. Pour une cotation de 19,00 FF rendu
port européen, nous pouvons estimer le produits des ventes des 48 tonnes de
pure cire d’abeille à environ : 76.800.000 F FOT BANGUI Selon
une récente étude réalisée par l’hebdomadaire « Marchés tropicaux
et méditerranéens », l’on peut noter que l’Africain demeure fidèle
à ses habitudes culinaires par la consommation constante des produits de son
terroir malgré son éloignement vers l’europe. Un exemple : le marché
africain de Château rouge à Paris est réconfortant et démontre clairement
l’intérêt d’une prospection du marché européen des produits africains. |
|
Envoyez un courrier électronique à
cadis@walla.com pour toute question ou remarque concernant ce site
Web.
|